About

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Mon univers, ce sont les départs. Je suis Chilienne, ma mère est Écossaise. J’ai vécu au Chili, au Brésil, à Paris. J’écris des récits de voyages (pour National Geographic, j’ai tenu une chronique dans le Air France magazine…) J’écris aussi des livres sur mes voyages et sur des histoires d’hôtels, parce que j’ai vécu à l’hôtel en arrivant à Paris. Je loue un appartement meublé parce que l’habitude de cette vie à l’hôtel m’est restée et que j’ai perdu ce que j’aimais une fois, alors maintenant, je préfère vivre léger.

Mes voyages, ma vie, sont punaisés sur le mur de mon entrée. Qu’est ce que nous avons là ? Des photos prises pendant le Rallye des Gazelles, 15 h par jour dans le désert marocain, avec ma sœur Alejandra. Une photo de mon mari, Bertrand, en train d’opérer au Rwanda – mon premier reportage pour National Géographic. Mon père et son équipe de polo à Santiago, dans une autre vie. L’affiche d’une exposition de ma mère, peintre. Un article de Dave Barry déchiré dans un vieil The Miami Herald titré « Harley guys and other jerks » qui me fait toujours autant rigoler (parce que je suis une Harley girl !). Un jardin en Écosse que j’aime. Une carte de vœux de Louis Vuitton photographiée par Jean Larivière, qui me fait rêver. Moi avec les drag queens de la banda de Ipanema à Rio. Une carte postale de Carmel en Californie où nous avons loué une maison (meublée) pendant dix ans. Des cartes de Patagonie, d’Atacama, des flying doctors d’Australie, de Gaetano Veloso en train d’éclater de rire – parce que rien ne peut rivaliser avec cette joie de vivre si typiquement brésilienne. Une publicité qui m’amuse beaucoup, pour une marque de tequila – quelqu’un ouvre son fortune cookie devant le plat qu’il vient de finir et trouve ce mot « this wasn’t chicken ». Une carte du Trader Vic’s de Londres, restaurant polynésien ouvert depuis 1934, où allaient mes parents. Ma nièce, Joy, à une fête écossaise de la Caledonian Society of France au jardin Shakespeare à Paris. Des photos de Luana et Tiago, les enfants d’amis franco-brésiliens, défilant avec nous au carnaval de Rio pour Mocidade de Padre Miguel. Mon ancêtre, Emiliana Concha de Ossa, peinte par Boldini, pour le raffinement extrême. Trois pinceaux traditionnels rapportés du Japon simplement pour leur beauté. Sean Connery en costume Saville Row devant son Aston Martin, pour la classe. Moi avec Billy Gibbons de ZZ Top, en boîte, un petit matin. Sammy Davis Junior en train de danser, photographié par Phil Stern dans les années 50, pour l’énergie, la grâce. Mes parents à une fête déguisée marocaine en train de fumer la chicha. Ma belle-mère rayonnante, le jour de son mariage, dans une robe inspirée de celle que portait Micheline Presle dans le film Falbala (dessinée par Rochas) et une vieille découpe de journal montrant mon beau-père Jean Mattéoli, homme politique, ancien résistant, ancien déporté, personne pleine d’humour et d’élégance, pour ce qu’ils me disent de la France.

Pour le reste, j’ai un site : www.franciscamatteoli.com. Et dernier détail : Tout ce qui est sur ce blog est cité sans obligation. Je voyage comme je veux, où je veux, j’écris ce que je veux, et mes voyages ne sont pas sponsorisés.


My world is a departure lounge. I am Chilean, my mother is Scottish. I have lived in Chile, Brazil, Paris. Travel writer (National Geographic Magazine, a chronicle for Air France magazine, etc), I have also written volumes of travel tales and hotel stories, because I lived in a hotel when I first arrived in Paris. I rent a furnished apartment because living in a hotel is something that I am used to, but also because having lost everything I loved once, I prefer to live and travel lightly.

My travels, my life, are pinned on the wall in my hall. What have we got here ? Photos taken during the Rallye des Gazelles, 15 hours a day in the Moroccan desert with my sister Alejandra. A photo of my husband, Bertrand, operating a patient in Rwanda – my very first article for the National Geographic. My father with his polo team in Santiago, from another world. A poster for an art exhibition of my mother’s work – she is an artist. An article by Dave Barry torn from an old Miami Herald entitled « Harley Guys and other jerks », which always makes me laugh as much (because I am a Harley girl!). A garden in Scotland I love. A card from Louis Vuitton with a photo taken by Jean Lariviere – to dream of. A photo of myself with drag queens from la banda de Ipanema in Rio. A postcard from Carmel, California where we rented a house (furnished) for ten years. Cards from Patagonia, Atacama, flying doctors in Australia, Gaetano Veloso roaring with laughter, because nothing can equal such joie de vivre, so typically Brazilian.

An ad I think is very funny for a brand of tequila – someone who has just eaten his meal, opens his fortune cookie to read « this wasn’t chicken ». A card from Trader Vic’s in London, a Polynesian restaurant open since 1934, where my parents used to go. My niece, Joy, at a Scottish Festival organised by the Caledonian Society of France in the Shakespeare gardens, Paris. Photos of Luana and Tiago, the children of Franco-Brazilian friends, parading with us at the Rio Carnival for Mocidade de Padre Miguel. My ancestor, Emiliana Concha de Ossa, painted by the artist Boldini, for its utmost refinement. Three traditional paintbrushes brought back from Japan quite simply for their beauty. Sean Connery in a Saville Row suit next to his Aston Martin, for its style (so classy). Myself with Billy Gibbons from ZZ Top in a night club in the early hours of the morning. A photo taken by Phil Stern of Sammy Davis Junior dancing in the Fifties, for its energy, its grace. My parents at a Moroccan Fancy Dress Party smoking la chicha. My mother-in-law, radiant, on her wedding day, wearing a dress inspired from the one worn by Micheline Presle in the film « Falbala » (designed by Rochas) and an old newspaper cutting about my father-in-law, Jean Mattéoli, politician, former resistant, former deportee, someone so witty and dignified, for everything it says about France.

Apart from this, I also have a website: www.franciscamatteoli.com. And, last but not least: everything I have written in this blog is without any obligation to anyone. I travel as I please, where I please, I write what I please, and no-one sponsors my travels.