Ecosse, Edinburgh, 21st Century Kilt

Qui a dit que les kilts n’étaient pas rock’n roll ? Personnellement, j’adore les hommes en kilt. Pas pour ce qu’il y a – ou pas – en dessous. Pour l’attitude. Le fuck you simple et sobre que ça implique. Quand c’est porté avec une vraie conviction, on réalise à quel point un vêtement peut définir une identité.

D’accord, dans les clans, on se les transmet de pères en fils et les tartans (le tissu à carreaux qui désigne chaque clan) sont immuables. Mais quand on tombe sur une boutique comme celle-ci qui fait des kilts comme ceux là, on se dit que le kilt peut être aussi franchement fun, et why not ?

En entrant, on ne la remarquait pas tout de suite. Elle était cachée derrière une pille de tissus et de paperasse, penchée sur sa machine à coudre Brother. Il fallait vraiment bien regarder pour la voir. Il pleuvait ce jour là, et de Thistle Street arrivait une petite lumière fluette qui sentait de terre et de pierre froide. C’était agréable et étrange. Le ventilateur posé en hauteur juste devant elle, disait que parfois, elle devait avoir chaud. On se demandait pourquoi. Et surtout, quand. On n’était pas vraiment sous les tropiques. Sur les murs, quelqu’un avait accroché des photos d’acteurs, de rockers, de grands noms de la scène théâtrale britannique qui portaient son travail. Et sur la petite table de l’entrée, il y avait un grand paquet enveloppé de papier craft, prêt à âtre livré. D’ailleurs, un grand type roux comme une pinte de Traquair est venu le chercher sans un mot. Des kilts et des vestes prenaient le reste de la place dans la pièce minuscule, bien alignés sur leurs cintres. En tweed, en laine. Et aussi en jean. Une hérésie pour les puristes. Pas grave. Il y avait le mélange d’ancien et de moderne, la drôlerie, le parfum de tissus et d’humidité, les mains qui s’activaient dans un semblant de lumière qui venait de Thistler Street sous la pluie. On avait très envie de voir un film commencer dans un endroit comme ça.

www.21stcenturykilts.com

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Ecosse, Edinburgh… a.k.a « Auld Reekie »

J’ai découvert Edinburgh quand ma famille s’est installée en France. Ma mère a quitté sa ville quand elle avait vingt ans pour aller vivre en Amérique du Sud et n’y est revenue que quelques trente ans plus tard. J’en ai des histoires sur Edinburgh… Mais ça, ce sera pour une autre fois.

La ville est une merveille d’ambiances. Un vrai décor de romans noirs. Passages gothiques, vieilles cheminées (d’où son nickname « auld reekiee » la vieille enfumée), lumières bleues grisées… Pas étonnant que les écrivains aiment y vivre. C’est très spécial, très inspirant. Comme les gens. Ils ont une allure qu’on ne voit qu’ici. Ça aussi c’est très inspirant.

Ce week-end là, il faisait un peu pluvieux mais beau (he, oui). Quand on a cette chance, il faut foncer à Dundas Street, Hanover Street et Heriot Row. Pour moi l’esprit de la ville est là. Les bâtiments sont superbes (Edinburgh est classée patrimoine de l’UNESCO). Princes Street (pour le shopping) est à deux minutes. Le château, ses ruelles et ses petites boutiques tout autour, à cinq. La National Scottish Gallery et la Portrait Gallery (qui présentait des portraits de la Reine très groovy), à un jet de pierre. En continuant, il y a le fruit market gallery et son café (le bâtiment a reçu le RIBA Award d’Architecture et c’est l’endroit parfait pour une pause). Pour ce voyage (d’Edinburgh à Thurso au nord puis retour par l’ouest), nous n’avons fait aucune réservation… Seulement les deux premières nuits à Edinburgh, au Bonham Hôtel, une maison victorienne transformée en boutique hôtel, idéalement situé près de Dundas Street, avec un service de conciergerie formidable (Mil mercis Géraldine de nous avoir trouvé une place au dernier moment pour… tout ! Spectacle/restaurant etc.)

L’idée était aussi d’être là pour le festival (une des raisons de venir ici en août). Des artistes donnent des spectacles gratuits partout. C’est sûrement le plus grand festival du monde en termes de choix de spectacles et de genres. (infos : www.eif.co.uk). A ça, il faut ajouter une provoc’ blagueuse et l’image d’Ewan MacGregor dévalant Princes Street comme un dératé en semant tous les portefeuilles qu’il vient de piquer (premières scènes de Trainspotting),… Il faut du caractère pour rester soi-même et Edinburgh en a, ça c’est sûr !

Mes endroits préférés : Bonham Hotel (www.thebonham.com), Restaurant The Witchery by the Castle (www.thewitchery.com – décor d’enfer & excellent haggis), café Henderson’s (www.hendersonsofedinburgh.co.uk), Scottish National Gallery (www.nationalgalleries.org).
Un spectacle bien typique : The Royal Edinburgh Military Tattoo (www.edintattoo.co.uk), Fruitmarket gallery (www.fruitmarketgallery.co.uk).
Lecture : « The Lost Art of Gratitude » d’Alexander McCall Smith (recommandation familiale).

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Ecosse – Retour aux sources

L’Écosse, c’était en août. Après la Grèce. Pour retrouver le pays de ma mère et aller vers un peu de fraîcheur (un euphémisme). C’était aussi l’occasion de revoir certains endroits de ma famille. Au départ, l’idée était de faire le voyage avec notre Harley, mais le climat nous a dissuadés. A la place, nous avons loué une Mini Cooper qui finalement allait deux fois plus vite que notre Springer.

Pour faire l’histoire courte, ma mère descend du clan Sinclair qui remonte au XIIe siècle et occupe la péninsule de Caithness, la pointe la plus au nord du pays, la plus sauvage et la plus isolée aussi (www.clansinclair.org). Aujourd’hui, il reste deux châteaux – l’un qui ne tient que par un fil, au bord d’une falaise, et est en pleine rénovation. L’autre, racheté par la reine mère – et une église, Rosslyn Chapel, datant du XVe siècle et décrite par Dan Brown dans le Da Vinci Code. Tous les endroits se visitent. L’Ecosse est pour moi le seul pays d’Europe capable de rivaliser en intensité avec le Grand Canyon ou la Patagonie. Peut-être parce que je suis chilienne et habituées aux paysages extrêmes, je me sens chez moi dans ce genre d’ambiance. C’est à la fois old fashion et rock. Bon enfant et sauvage. Les gens sont d’une politesse inouïe et en même temps, on sent qu’il ne leur en faudrait pas beaucoup pour retrouver leur héritage Celtique, pas exactement un passé d’enfants de cœur. Aiment-ils les étrangers ? «Oh oui ! Ils aiment quand les étrangers viennent. Mais ils aiment encore plus quand ils s’en vont ! » m’a répondu ma mère avec un sourire.

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