L’autre jour, je suis passée à la clinique de Bertrand, à Paris. Ce mois-ci son association (Association Chirurgie Plus) reçoit son 30ème chirurgien. J’ai eu envie d’arrêter le moment par une photo. En arrivant, j’ai demandé où ils étaient. On m’a dit « Allez voir aux consultations ». En fait, ils discutaient boutique devant la machine à café. En les voyant, j’ai pensé, voilà, plus de deux ans que ça marche. Plus de deux ans que l’aventure continue, et pas un mois n’a passé sans qu’un chirurgien étranger ne vienne à Paris, dans un grand service, apprendre ce qui lui est utile dans son pays. Pas un mois, sans que Bertrand ne reçoive une demande et contacte ses confrères pour rendre ce séjour le plus efficace possible, que sa secrétaire Véronique n’organise un séjour, que le studio prêté ne soit prêt pour le recevoir. Et ça, en plus du programme opératoire de Bertrand, avec l’aide des chirurgiens parisiens et d’amis. Que ferait-on sans vous ?
Le chirurgien de ce mois-ci vient de Madagascar et a demandé à se perfectionner en chirurgie cardiaque. Il a passé le mois à l’hôpital Marie Lannelongue, dans l’un des meilleurs services de cardiologie de France. Je les ai regardés boire leurs cafés comme s’ils avaient opéré ensemble depuis toujours. C’était une discussion comme tant d’autres entre deux chirurgiens et soudain, j’ai pensé que c’était ça l’important. Le contact. Le moment où nous croisons d’autres vies et ce que nous en faisons. Ils parlaient de chirurgie, de Madagascar, de Paris. J’ai voulu me mêler à la discussion (dans ma modeste mesure !) mais ils étaient déjà repartis travailler, dans la même direction.






















