For English readers

I started to write this blog in French because, although I am Chilean, I live in France and it was easier for me. However, from now on I am going to try to write regularly in English just for you. In the future, you will be able to read summaries of some of my stories, I will share my favorite places, tales of my Chilean-Scottish family, you will learn about France, about Chile where I grew up (under the section “About” which has been translated into English), notes about my travels for the National Geographic Magazine and the Association Chirurgie Plus founded by my husband who is a plastic surgeon. You will also read stories about people who have interested and inspired me all over the world. Please do not hesitate to click on the links in the stories that I have already written. The stories may be in French but most of the websites are in English and many of them are American. They are all worth visiting! I will also be talking about my books and my projects. The section “Books” in this blog has already been translated, as has my website www.franciscamatteoli.com and the section about my husband’s humanitarian association on his website www.docteurmatteoli.com.

This blog is also a way of sharing addresses of places I like, whether they are grand or not, but which always have a certain elegance, a charm and/or an originality that makes them special.

Because I travel as I please, where I please without strings or obligations to anyone and as no-one sponsors my trips, when I talk about a place, it is simply because I really like it. This blog is above all a space of freedom, as all journeys should be. With our multiple nationalities, members of my family have always enjoyed mixing types and styles and I have discovered this is passionately interesting to do in our life.

What else? I have nearly finished my seventh book to be published next March in France and in the United States. A book about nature and ecology – a theme that I am particularly keen on – including my choice of 25 most beautiful places in the world. I also write articles and I am working on other books.

Last but not least, please do not hesitate to contact me via my website if you are interested in my work, and do give me your feedback!

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Ecosse, Edinburgh, 21st Century Kilt

Qui a dit que les kilts n’étaient pas rock’n roll ? Personnellement, j’adore les hommes en kilt. Pas pour ce qu’il y a – ou pas – en dessous. Pour l’attitude. Le fuck you simple et sobre que ça implique. Quand c’est porté avec une vraie conviction, on réalise à quel point un vêtement peut définir une identité.

D’accord, dans les clans, on se les transmet de pères en fils et les tartans (le tissu à carreaux qui désigne chaque clan) sont immuables. Mais quand on tombe sur une boutique comme celle-ci qui fait des kilts comme ceux là, on se dit que le kilt peut être aussi franchement fun, et why not ?

En entrant, on ne la remarquait pas tout de suite. Elle était cachée derrière une pille de tissus et de paperasse, penchée sur sa machine à coudre Brother. Il fallait vraiment bien regarder pour la voir. Il pleuvait ce jour là, et de Thistle Street arrivait une petite lumière fluette qui sentait de terre et de pierre froide. C’était agréable et étrange. Le ventilateur posé en hauteur juste devant elle, disait que parfois, elle devait avoir chaud. On se demandait pourquoi. Et surtout, quand. On n’était pas vraiment sous les tropiques. Sur les murs, quelqu’un avait accroché des photos d’acteurs, de rockers, de grands noms de la scène théâtrale britannique qui portaient son travail. Et sur la petite table de l’entrée, il y avait un grand paquet enveloppé de papier craft, prêt à âtre livré. D’ailleurs, un grand type roux comme une pinte de Traquair est venu le chercher sans un mot. Des kilts et des vestes prenaient le reste de la place dans la pièce minuscule, bien alignés sur leurs cintres. En tweed, en laine. Et aussi en jean. Une hérésie pour les puristes. Pas grave. Il y avait le mélange d’ancien et de moderne, la drôlerie, le parfum de tissus et d’humidité, les mains qui s’activaient dans un semblant de lumière qui venait de Thistler Street sous la pluie. On avait très envie de voir un film commencer dans un endroit comme ça.

www.21stcenturykilts.com

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Ecosse, Edinburgh… a.k.a « Auld Reekie »

J’ai découvert Edinburgh quand ma famille s’est installée en France. Ma mère a quitté sa ville quand elle avait vingt ans pour aller vivre en Amérique du Sud et n’y est revenue que quelques trente ans plus tard. J’en ai des histoires sur Edinburgh… Mais ça, ce sera pour une autre fois.

La ville est une merveille d’ambiances. Un vrai décor de romans noirs. Passages gothiques, vieilles cheminées (d’où son nickname « auld reekiee » la vieille enfumée), lumières bleues grisées… Pas étonnant que les écrivains aiment y vivre. C’est très spécial, très inspirant. Comme les gens. Ils ont une allure qu’on ne voit qu’ici. Ça aussi c’est très inspirant.

Ce week-end là, il faisait un peu pluvieux mais beau (he, oui). Quand on a cette chance, il faut foncer à Dundas Street, Hanover Street et Heriot Row. Pour moi l’esprit de la ville est là. Les bâtiments sont superbes (Edinburgh est classée patrimoine de l’UNESCO). Princes Street (pour le shopping) est à deux minutes. Le château, ses ruelles et ses petites boutiques tout autour, à cinq. La National Scottish Gallery et la Portrait Gallery (qui présentait des portraits de la Reine très groovy), à un jet de pierre. En continuant, il y a le fruit market gallery et son café (le bâtiment a reçu le RIBA Award d’Architecture et c’est l’endroit parfait pour une pause). Pour ce voyage (d’Edinburgh à Thurso au nord puis retour par l’ouest), nous n’avons fait aucune réservation… Seulement les deux premières nuits à Edinburgh, au Bonham Hôtel, une maison victorienne transformée en boutique hôtel, idéalement situé près de Dundas Street, avec un service de conciergerie formidable (Mil mercis Géraldine de nous avoir trouvé une place au dernier moment pour… tout ! Spectacle/restaurant etc.)

L’idée était aussi d’être là pour le festival (une des raisons de venir ici en août). Des artistes donnent des spectacles gratuits partout. C’est sûrement le plus grand festival du monde en termes de choix de spectacles et de genres. (infos : www.eif.co.uk). A ça, il faut ajouter une provoc’ blagueuse et l’image d’Ewan MacGregor dévalant Princes Street comme un dératé en semant tous les portefeuilles qu’il vient de piquer (premières scènes de Trainspotting),… Il faut du caractère pour rester soi-même et Edinburgh en a, ça c’est sûr !

Mes endroits préférés : Bonham Hotel (www.thebonham.com), Restaurant The Witchery by the Castle (www.thewitchery.com – décor d’enfer & excellent haggis), café Henderson’s (www.hendersonsofedinburgh.co.uk), Scottish National Gallery (www.nationalgalleries.org).
Un spectacle bien typique : The Royal Edinburgh Military Tattoo (www.edintattoo.co.uk), Fruitmarket gallery (www.fruitmarketgallery.co.uk).
Lecture : « The Lost Art of Gratitude » d’Alexander McCall Smith (recommandation familiale).

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