Map Stories autour du monde

Scroll down for the English version

Voici les couvertures de Map stories pour les traductions étrangères – anglaise, suédoise et allemande. Je les aime toutes. Vous avez vu comme toutes ont gardé la teinte bleue et le côté aventure de la couverture d’origine ? Sûrement parce que c’est vraiment ce que ce livre raconte au fond. Inutile de dire que je suis plus qu’heureuse de savoir qu’il va être publié dans de nouveaux pays (l’hiver prochain) et toucher encore d’autres lecteurs.
Quand vous écrivez un livre, ça commence par un projet qui n’existe que dans votre tête, que vous proposez à un éditeur sans savoir comment les choses vont fonctionner, alors lorsque votre idée prend forme et enthousiasme d’autres gens que vous (surtout dans différents pays du monde), c’est vraiment un petit miracle – et très excitant. Maintenant, j’ai hâte de rencontrer mes éditeurs étrangers et discuter avec eux de l’avenir de Map Stories. L’éditeur suédois, Bonnier Fakta, basé à Stockholm (une ville que j’adore, où je vous conseille vraiment de passer un moment) m’a envoyé un email très sympathique, et flatteur. Je suis impatiente de le rencontrer alors si vous avez l’occasion d’aller là-bas ou y avez des amis, notez que j’y serai sûrement à la fin de l’année (tout sera sur Facebook) – idem pour les autres lieux de lancement dont je vous parlerai au fur et à mesure.
La version allemande sera publiée par Prestel, l’anglaise par Octopus/Ilex Press, et l’espagnole par Blume. N’hésitez pas à passer le mot à vos amis étrangers, ce sera un plaisir de les rencontrer. Voilà pour le moment. A très vite pour d’autres nouvelles, il ne me reste plus qu’à me mettre au suédois et à l’allemand…

Map Stories around the world

Map Stories around the world

Here are the covers for the English, Swedish and German translations of Map Stories. I love them all. As you can see, they have all kept the color blue and the adventurous side of the original. Probably because this is what Map Stories is all about at the end of the day. Needless to say, I am overjoyed at the news that Map Stories will be published in other countries this winter and reach an even larger audience. When you write a book, you start with a project that only exists in your head. You then suggest it to a publisher without knowing how things might work out. So when your idea takes shape and other people (apart from yourself) are enthusiastic (especially those in different countries around the world), it’s like a mini miracle – and very exciting. So I can’t wait to meet my publishers and discuss the future of Map Stories with them. The Swedish publisher, Bonnier Fakta, is in Stockholm (a city I love and strongly recommend a visit) sent me a lovely (and flattering) email. I can’t wait to meet him, so if you are going to Stockholm or if you have friends there, don’t forget that I will definitely be going there at the end of the year (all details will be posted on Facebook) – the same applies to the other book launches but I will keep you updated regularly.
Prestel is publishing Map Stories in German, Octopus/Ilex Press in English and Blume in Spanish. So please don’t hesitate to let your friends there know as it will be a real pleasure to meet them. That’s all for the time being, but I’ll be posting more news very soon – in the meantime, I just need to learn some Swedish and German.

Publié dans For English speakers, Library, News | Marqué avec | Commentaires fermés sur Map Stories autour du monde

Angleterre – Trois jours à Cliveden

Scroll down for the English version

Vous vous souvenez peut-être d’un post sur ce blog il y a quelques année racontant notre road trip en Angleterre, quand notre Alfa Romeo ancienne est tombée en panne et que bien sûr nous n’avions rien pour la réparer. Eh bien nous voici de retour, sans carte, sans GPS, sans Alfa Romeo, seulement pour le plaisir de profiter du printemps, de l’endroit magnifique, et de la lumière.

Francisca Mattéoli: England – Three days at Cliveden

Cliveden House est l’un des mes hôtels européens préférés sûrement parce que j’ai des attaches de ce côté de la Manche et que j’aime les lieux où l’histoire se mêle à la nature.
Ma mère m’a raconté qu’elle y venait quand elle était débutante à Londres, et maintenant, j’y vois à chaque fois une jeune fille de dix sept ou dix huit ans, arrivant devant ces portes pour une soirée avec ses amis, sans se douter qu’elle est sur le point de partir vivre une toute autre existence, et au Chili.
Ce que je trouve le plus incroyable ici, est que les paysages paraissent ne pas avoir changés depuis Constable ou Turner. Quand vous naviguez sur la Tamise, sur l’un des magnifiques bateaux en bois fabriqués par la famille Freebody – leur atelier est tout près – ou marchez dans le parc autour de l’hôtel, c’est comme sauter dans un tableau avec Mary Poppins. Les teintes de l’eau, du ciel, les reflets du soleil sur les arbres, chaque instant révèle une différente atmosphère. Même pour aller à la piscine, on doit pousser une petite porte en bois et c’est comme être dans un nouvel univers. Ici, j’aime surtout prendre mon temps, lire, rêvasser (une activité sous estimée !) et Bertrand et moi adorons les pubs, pour déjeuner ou diner. A déjeuner, vous pouvez être sûr de nous trouver à The Olde Bell, le pub du village, le plus ancien pub-hôtel anglais en activité, ouvert en 1135. Tout me plait, l’ambiance, la nourriture, le décor – on ne trouve pas plus typique. J’aime aussi que Cliveden soit ouvert au public pendant la journée (le site fait partie du National Trust) – Tellement d’hôtels historiques ont l’air de vieux musées vides et tristes. Ici, vous n’avez jamais l’impression d’être dans un hôtel sans doute parce que c’était une propriété privée. Vous vous sentez plutôt comme chez un vieil oncle anglais qui vous aurait ouvert sa maison… et sa cave. D’ailleurs, Bertrand et moi passons nos soirées dans la salle de billard à disputer des parties féroces (que je perds généralement,) avec un bon brandy…

Francisca Mattéoli: England – Three days at Cliveden

Francisca Mattéoli: England – Three days at Cliveden

Francisca Mattéoli: England – Three days at Cliveden

England – Three days at Cliveden

You may recall a post on this blog a few years ago about our trip to England, when our vintage Alfa Romeo broke down and, of course, we had nothing to repair it with. Well, we went back again, but this time without maps, without a GPS and without the Alfa Romeo. Just for the pleasure of enjoying the spring, this magnificent place, and the light.

Cliveden House is one of my favorite European hotels, unquestionably because I have ties on this side of the Channel and also because l like places where history mingles with nature. My mother told me that she used to come here when she was a « deb » in London and so now whenever I come here, l can imagine a young girl of seventeen or eighteen arriving at these doors to spend an evening with friends, quite unaware of the fact that she was about to live quite a different life, in Chile.
One of the things that I find incredible here is that the English countryside has changed so little since Constable and Turner. Sailing on the Thames aboard one of the magnificent wooden boats built by the Freebody Family – their boatyard is nearby – or walking in the gardens around the hotel, feels like having jumped into a painting with Mary Poppins. The colours of the water, of the sky, the sun’s reflection on the trees – each moment revealing a different atmosphere. Even when you go to the pool, you have to open a little wooden gate and it feels like being in another world. Most of all, l like to take my time, to read, to daydream – a hugely underrated activity! – and Bertrand and myself are huge fans of English pubs for lunch or supper. At lunch-time you will most certainly find us at the village pub, The Olde Bell – the oldest English pub-hotel still open since 1135. I love everything about this place, the atmosphere, the food, the decor – difficult to find anything more typical. I also like the fact that Cliveden is open to the public during the day (it belongs to the National Trust). So many historic hotels are like old museums, empty and sad. Here you never feel like being in a hotel, probably because it was privately owned. It feels more like being in the house of an elderly English uncle who has opened his house and… his cellar. This may be why Bertrand and I finish our evenings playing a game of snooker (that I usually lose) with a good brandy…

Publié dans For English speakers, Hotels, Lifestyle, Travel | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Angleterre – Trois jours à Cliveden

Paris – Dans mon jardin

Scroll down for the English version

J’aime les grands espaces, et peut-être est-ce pour ça que je suis aussi une grande admiratrice des mini-jardins dans les villes. Je suis fascinée par la poésie incroyable des balcons à Londres, même les plus minuscules, et je trouve fantastique la façon dont certains jardins ont inspiré des écrivains, comme le jardin d’Alice aux pays des Merveilles à Oxford où les personnages de Lewis Carroll prennent vie. Ma mère (en typique britannique) a un balcon magnifique, et quand je vivais Quai des Grands Augustins, il y a quelques années, j’avais réussi à faire un véritable oasis sur ma terrasse. Mais ma chance a tourné depuis parce que je n’ai jamais réussi à faire quoi que ce soit sur mes balcons dans le Marais. J’ai acheté des buis qui sont devenus marrons et durs jusqu’aux feuilles après seulement trois jours. J’ai tué plusieurs ifs en moins d’une semaine. Les autres essais ont tous été aussi dramatiques… jusqu’au mois dernier. J’étais quai de la Mégisserie, et j’ai vu la vitrine d’un pépiniériste (Casa Nova) marquée « agencement de terrasses ». Comme les jardiniers qui s’intéressent aux petits espaces sont rares (très rares) à Paris, je suis entrée. J’ai expliqué mon problème à Cristina, la propriétaire, qui était en train d’arranger ses plantes. Elle m’a demandé l’exposition de mes balcons, quel genre de pot ou de bac je voulais (c’était comme une premier rendez-vous chez le médecin !) et m’a rapporté exactement le bac que j’avais décrit, plusieurs plantes, a essayé le tout ensemble, et voilà. En dix minutes, c’était réglé (et magnifiquement) – comme quoi il vaut mieux faire appel à un expert, surtout quand il vient d’Italie comme Cristina et sait ce que « planter un jardin » veut dire. J’ai passé mon dimanche dans la terre jusqu’aux coudes, j’ai adoré, et je n’ai pas pensé à mon travail une seule seconde – une vraie thérapie. Et maintenant ? Eh bien tout le monde va très bien merci. Et voici le résultat :

Francisca Matteoli : Paris – Dans mon jardin

Francisca Matteoli : Paris – Dans mon jardin

Francisca Matteoli : Paris – Dans mon jardin

Francisca Matteoli : Paris – Dans mon jardin

Paris – In my Garden

I love wide-open spaces and maybe that is why I am also a great fan of mini-gardens in towns and cities. I am fascinated by the incredible poetry of London balconies, even the teeny-weeny ones, and I think it’s fantastic how some town gardens have inspired writers, like the Alice in Wonderland gardens in Oxford, where Lewis Carroll’s characters come alive.My mother (in true British style) has a magnificent balcony and when I lived on Quai des Grands Augustins some years ago, I was able to create a real oasis on my terrace. But my luck ran out after that because I never succeeded in doing anything whatsoever on my balconies in the Marais. I tried box but it went hard and brown up to the leaves after three days. I killed several yews in less than a week. All others attempts have been equally dramatic… until last month that is. Walking along the Quai de la Mégisserie I saw a sign at the window of a Nursery (Casa Nova) saying « Terrace Design ». Gardeners interested in small spaces being rather rare (very rare) in Paris, I went in. I explained my problem to the owner, Cristina, who was busy arranging her plants. She asked me about the exposure of the balconies, what kind of container I wanted (it was like going to see a doctor for the first time!), and then she fetched exactly the container I had described, together with different plants, tried out a few ideas, and bingo! My problem was solved in ten minutes (and beautifully) – which just goes to show that it’s always a good idea to ask a specialist, particularly someone like Cristina, who comes from Italy and knows what « planting a garden » means. I spent the whole of Sunday up to my elbows in soil, had a blast, and didn’t think about my work for even one second – A real therapy. And now what? Well, everyone is doing very well thank you. And here is the result.

Publié dans For English speakers, Life, Lifestyle | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Paris – Dans mon jardin