Paris & the world – Mon prochain livre & vous

News, news, news… Je termine de corriger mon prochain livre qui sortira en octobre de cette année, chez un nouvel éditeur. Il y aura du drame, de la passion, de l’aventure, du sexe (OK, juste un peu)…
J’espère que vous l’aimerez.

Si vous voulez en savoir plus sur mes livres vous pouvez aller sur Amazon, Fnac – Et si vous voulez être invité à mes talks & signatures (et passer un bon moment), n’hésitez pas à m’envoyer vos coordonnées, ou mieux, inscrivez-vous sur ma page Facebook.

Hasta luego, j’espère !

Paris & the world – My next book & you

News, news, news… I have just finished correcting my next book that will come out in October this year from a new editor. There will be drama, passion, adventure, sex ( OK, just a little)…
I hope you will like it.

If you want to know more about my books go to Amazon, Barnes & Noble – and if you would like an invitation to my talks & book signings (and have good time) don’t hesitate to send me your address or, better still, join me on Facebook.

Hasta luego, I hope !

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Maroc, Taroudant – Trois jours loin de tout

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Il y a quelques années, une amie américaine m’a parlé d’un endroit où elle allait pour ne rien faire et se couper de tout. Elle disait (je cite de mémoire) qu’elle en revenait légère. Je me souviens avoir pensé que c’était exactement ce que je voulais pour un voyage de 3 jours. On nous parle toujours de ce qu’il faut voir et faire. En fait, on devrait plus souvent nous parler de ce qu’il ne faut pas voir et de ce qu’il ne faut pas faire. Elle disait que l’endroit était magnifique, totalement dépaysant, à seulement 3 h de Paris… Cela m’a donné très envie d’y aller. Depuis, j’y retourne chaque année.

Le Maroc est connu pour être un pays où on peut vivre plus librement qu’ailleurs – la Beat generation l’a assez prouvé quand Burroughs et ses célèbres camarades artistes se sont installés à Tanger. Il y a une langueur, quelque chose de zen qui est vraiment unique. Ici, j’oublie toutes les règles que j’applique normalement en voyage. Je ne parle à personne. Je ne sors pratiquement pas de l’hôtel. Je ne fais aucun effort. Je lis, je dors, je bois du thé à la menthe, et je rêve. Ca, aussi, on n’en parle pas assez. Mon amie m’avait conseillé la Gazelle d’or, un hôtel dans un cadre naturel magnifique. Depuis, c’est là que je vais, pour la nature, mais aussi pour l’isolement, et la piscine – une piscine où on peut vraiment nager (mon sport favori). Ce qui étonne le plus ici, c’est la paix absolue. Et les couleurs, les parfums, les goûts. Tout a l’air plus intense. Même les oiseaux qui chantent quand vous vous réveillez le matin paraissent plus vivants. En arrivant d’une grande ville où les bruits que vous entendez sont surtout ceux des voitures et des gens qui se crient dessus, c’est délicieux. Je dis que je ne fais aucun effort mais ce n’est pas vrai. Généralement, je vais faire un petit tour en ville – à 5 minutes de l’hôtel. Taroudant est resté beaucoup plus authentique qu’une ville comme Marrakech. C’est un Maroc plus brut, moins arrangé pour les touristes. Vous le remarquez dans le souk et partout où vous êtes, mais c’est surtout frappant quand vous prenez une voiture pour aller vers l’Atlas. Vous voyez des villages berbères superbes, enfoncés dans des vallées, des gardiens de chèvres et leurs troupeaux – les fameuses chèvres grimpeuses d’arbres… La modernité ne semble pas avoir touché cette partie de la terre, du coup, vous vous en détachez aussi et c’est ça le plus reposant. Vous ne vous sentez pas obligé de vérifier votre portable toutes les trois secondes, et après une heure ou deux, vous vous moquez aussi complètement des nouvelles. La dernière fois, Eric Jansen, un ami journaliste, m’a conseillé d’aller voir Dar Al Hossoun, une maison d’hôtes en retrait de la ville. J’ai aussi visité Dar Zahia, un petit B&B dans la médina, pour ceux qui veulent être « where the action is ». Les deux ont énormément de charme, dans des genres différents.

Mais ce qui reste le plus marquant ici, ce sont les gens. Il y a des endroits où les gens sont aimables parce qu’ils l’ont apprit, et des endroits où les gens le sont parce que cela fait partie de leur culture, de leur façon d’être. Et ça, c’est toujours une bonne raison pour aller quelque part.

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Morocco, Taroudant – Three days away from it all

Some years ago an American friend told me of a place where she had been just to do nothing and cut herself off from everything. She said (I repeat from memory) that she came back feeling lightweight. I remember thinking that this was exactly what l needed for three days. We are always told what we should see, what we should do. In fact, we should be told what we shouldn’t see and what we shouldn’t do. She said the place was magnificent, out of this world, and only three hours from Paris… That made me really want to go. Since then, l go back every year.

Morocco is known as a country where you can live with fewer constraints than elsewhere – the Beat Generation proved that when Burroughs and his famous artistic friends took up residence in Tangiers. There is a languor, a freedom, a zen-like feeling that is unique. Here I drop all the rules l usually apply when travelling. I speak to no one. I practically don’t leave the hotel. l read, l sleep, I drink mint tea, and l dream – That is something else we don’t talk about enough. My friend had recommended the Gazelle d’Or, a hotel in a sumptuous natural setting. That is where l go, not only for the place itself but also for the seclusion and the swimming pool – a pool where you can really swim (my favourite sport). What surprises most here is the absolute peace. And the colors, the perfumes, the flavors. Even the air is more intense. And the birds that are singing when you awaken up the morning seem more alive. Arriving from a big city, where most of the sounds you hear come from motors and people shouting at each other, this is delicious. I say that l don’t do anything but this is not strictly true. Usually l take a walk around the town – 5 minutes from the hotel. Taroudant has remained much more authentic than a city like Marrakech. This is the real Morocco, less adapted for the tourists.You notice it in the souk and everywhere you go, but it is even more striking when you drive towards the Atlas mountains. You see the superb Berber villages, set deep in the valleys, the shepherds with their herd of goats – the famous « tree-climbers »… Modern progress doesn’t seem to have touched this part of the world, so you feel free from it too – and surely that is the true rest. You feel no need to check your cell phone every three seconds and after an hour or so you couldn’t care less about the latest news. Last time, Eric Jansen, a reporter friend, advised me to go and see Dar Al Hossoun, a riad hotel on the outskirts of the town. I went to Dar Zahia also, a little b&b – and a berber style house – in the medina, for those « who want to be where the action is ». Both places have enormous charm, in different ways.

But what is most striking here are the people. There are many places where the people are agreeable because they have learned to be so, and others where amiability is part of their culture, of their innate way of living. And that is always a good reason to go somewhere.

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Espagne – Week-end à Carmona

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Quand je n’ai pas envie de travailler, que j’ai un coup de blues, je pense à l’Espagne. Tout de suite, cela me remonte le moral. Même au plus fort de leur marasme économique, les Espagnols étaient dans les bars, à boire de la sangria et à manger des tapas. La dernière fois que j’étais là, j’ai demandé à mon chauffeur de taxi, une femme almodovaresque, si les choses allaient vraiment aussi mal que le disaient les journaux parce qu’ à première vue, les gens n’avaient pas l’air vraiment affectés. Elle a rit – ce magnifique et énorme rire espagnol – en répondant « Justement ! On est dans la mierda mais ça ne se voit pas parce qu’on continue à aller dans les bars à tapas, alors les gens ne le croient pas. Sauf qu’on garde le même verre et la même assiette de tapas pendant toute la soirée ». J’adore cette façon de voir la vie. C’est pour ça que je vais en Espagne dès que je peux. Parce que les gens sont positifs, même quand ça va mal.

Le printemps dernier j’étais à Carmona, un village sublime qui fait partie des célèbres villages blancs près de Séville. Tout respirait la douceur de vivre et la chaleur humaine – la chaleur tout court d’ailleurs, parce qu’il faisait un temps de rêve. L’hôtel Casa Palacio de Carmona, était comme dans mon souvenir, un petit peu plus vétuste peut-être. C’est un palais du XVI siècle transformé en hôtel, alors il ne faut pas s’attendre à ce que tout soit parfait, mais cela fait aussi partie du charme. Et puis le propriétaire et sa femme ne savent pas quoi faire pour vous être agréable, ce qui rend indulgent. Tout près, il y a un bistrot divin La casa Curro Montoya, juste devant une superbe église ancienne. Mais the place to be, c’est la place du village. Tous les soirs, les familles étaient au Goya – l’un des deux bars de la plaza (on ne peut pas les rater, ils sont en face l’un de l’autre) et le matin, les mêmes familles étaient à l’église – et après, au deuxième bar, en train de commander des cafés con leche et des pains dégoulinants d’ail, d’huile et de tomate – la spécialité régionale. Un soir, tous les clients du Goya se sont mis à danser devant le bar, pendant que les anciens regardaient de leurs fenêtres en battant des mains en cadence ; C’était formidable. Il y a aussi un marchand de glaces fabuleux, Los Valencianos – sur la place, évidemment. Et en rentrant à l’hôtel, il faut lever les yeux pour admirer les frontons mauresques en faisant attention dans les rues si étroites que les voitures peuvent à peine passer sans se faire arracher les portières…

Tout les gens normalement constitués adorent l’Espagne je suppose. Sinon, c’est vraiment que quelque chose chez eux ne tourne pas rond…

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Spain – a weekend in Carmona

When l don’t feel like working, when l feel blue, l think of Spain and that perks me up immediately. Even at the worst moments of their economic slump, the Spaniards were in the bars, drinking sangria and enjoying tapas. The last time l was there l asked my taxi driver, who looked as though she had just stepped off an Almodovar set, if the situation was really as bad as the press reported, because at first sight the people didn’t seem to be really affected. She laughed – that magnificent, hearty Spanish laugh – and replied: « That’s the problem ! We’re in the mierda, but you don’t see it because we are always in the tapas bars, so people don’t believe it. But we keep the same drink and plate of tapas all evening ! » I love that way of seeing life. That is why l go to Spain whenever l can. Because the people are optimistic even when things could barely be worse.

Last spring, l was at the superb Carmona, one of the famous white villages near Seville. There was an enveloping air of peace and warmth – real warmth in an ideal weather. The Casa Palacio de Carmona was as l remembered it, truly special, just a little more time-worn in places perhaps It is a XVl century palace restored and converted into an hotel so modern perfection is out of the question. But that is part of its charm. And the owner and his wife do everything to make your stay agreeable – which makes it easy to forgive some flawed details. Nearby there is a marvellous bistrot, La Casa Curro Montoya, just in front of a wonderful old church. But the place to be is the village plaza. Every evening, families gather at the Goya, one of the two bars (you can’t miss them as one is in front of the other) and in the morning, the same families are at the church – then later, at the other bar, ordering cafe con leche and toasted bread brimming with tomato sauce, garlic and olive oil – the local speciality. One evening, all of the Goya regulars started dancing in front of the bar, while the older people watched from their windows, clapping their hands in rhythm. It was amazing. There is also a fabulous ice-cream shop, Los Valencianos – on the village plaza, of course. Rerurning to the hotel, you must look up to admire the moorish pediments, while paying attention in the narrow streets – so narrow that cars can hardly pass without scratching their doors.

I imagine that everybody who comes to Spain loves Spain. If not, they must have a problem somewhere…

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