Wyoming, the Hideout avec Marijn

On avait attaché les chevaux le temps de déjeuner, la température était parfaite, la vue sur montagne sidérante. En fait, nous n’étions passés que par des endroits sidérants toute la journée. Nous avons commencé à parler et même si je n’étais pas dans sa tête, je pouvais imaginer… Sa nouvelle vie, les efforts, les changements, les amis laissés chez elle, en Belgique. Maintenant, elle s’occupe d’un ranch et vit dans les plaines avec des cow-boys. Elle a apprit tout un tas d’activités qu’elle ne connaissait pas quelques années avant. Tenir ce ranch avec Peter, son mari, accompagner les visiteurs à cheval, les accueillir, faire en sorte que ces étrangers, qu’elle ne va pour la plupart jamais revoir, soient tranquilles, à l’aise, heureux. En la regardant, j’ai pensé qu’elle y réussissait drôlement bien. Il y a des gens qui n’ont pas besoin de faire d’écoles hôtelières. Ils ont une manière d’agir, un regard, une façon de vous aider quand vous ne savez pas trop comment faire qui fait se sentir bien, qui apaise. Ils ont un don, une délicatesse qui agit comme un baume. Nous avons parlé un bon moment et en rentrant, je l’ai regardée ramener calmement les chevaux, nous sourire encore, se préparer pour le dîner, pour le lendemain, pour les nouveaux arrivants, et je me suis sentie soudain très chanceuse d’être venue là.

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Wyoming, où dormir, the Hideout

150.000 hectares. Très grand.

C’est l’un des plus vastes et anciens ranchs de la région. A une demie seconde de Shell. J’avais pianoté un bon moment sur google avant de trouver le genre de ranch que je voulais. Je cherchais autre chose qu’un hôtel. Pas un endroit affilié à une chaîne. Pas un cliché trendy. Un vrai ranch, où les gens travaillent, où dès l’arrivée, on sent l’histoire, la passion, l’effort, sans manières, ni faux effets.

Un endroit exactement comme le Hideout. A la fois un ranch pour les hôtes et la maison de famille de David et Paula Flitner (ils l’ont ouvert aux visiteurs en 1992). Maintenant dirigé par leur neveu et nièce, Peter et Marijn.

Marijn nous attendait sous le porche avec des italiens fraichement arrivés aussi. Il fallait voir son sourire ! Son visage, rayonnant, tranquillement ouvert. Croyez moi, cela n’arrive pas tous les jours un accueil pareil. Et !es italiens ! Ah, ça, pas en reste non plus question joie de vivre et spontanéité. C’est bien simple, en une image tout était dit.

Ici, on se lève tôt et on prend le petit déjeuner ensemble en organisant la journée. On vit la vie du ranch, on prend plaisir à des détails, on part monter à cheval dans le décor fabuleux des Bigh Horn Mountains, les déserts de Trapper Creek, les rochers parsemés de fossiles, d’obélisques, de palais, de minarets…

On sillonne la région. On prend le temps de voir le monde. On comprend ce que les gens aiment ici. On accompagne le bétail d’un pâturage à l’autre, en bénissant ciel d’avoir de bonnes bottes (que j’ai finalement achetées).

Ici, on dîne ensemble. C’est joyeux et léger. Cette semaine là, il y avait des hollandais, des allemands, des italiens, des américains, des amis de passage, de la famille… Les assiettes déboulaient de la cuisine comme un fête. Les conversations faisaient des bonds entre les plats. La grande salle à manger débordait de chaleur et de clarté. On finissait par se demander pourquoi dans les villes les relations entre les gens étaient devenues si compliquées.

Ici, on se couche tôt. Lessivés. Un soir, j’ai imaginé les gens attendant le bus, marchant dans les rues, pestant contre les embouteillages, et j’ai souris en me voyant, prenant mes notes et n’attendant que le matin, dans ce ranch démentiel au fin fond du Wyoming.

The Hideout

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Wyoming, western real soul

A une heure de route depuis l’aéroport de Cody, voilà Shell. Cinquante habitants, un bureau de poste, une rue, une épicerie, et si vous faites quelques kilomètres de trop, les Big Horn mountains criblées de fossiles datant de millions d’années. Pas besoin de carte, pas de grande ville proche, liaisons téléphoniques… aléatoires. Et avant d’arriver, le vide, complet, total, sur des dizaines de kilomètres. On dit que c’est l’état le moins peuplé des Etats-Unis.

C’est aussi la terre de nombreux écrivains de polars (comme Craig Johnson qui lui, habite dans une bourgade de 26 âmes-publié en français aux Ed.Gallmeister), de cow-boys qui quittent rarement leurs chapeaux, de personnages comme Chris LeDoux, chanteur de country, champion de rodéo, sculpteur, originaire de Cheyenne, qui en parlant de ses chansons résumait bien le lieu, mélange de « western soul, de sage brush blues, cowboy folk et rodeo rock n’roll ».

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