Paris & everywhere – La saga des Runa

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C’est une histoire de renaissance, d’amitié, de talent, et surtout de passion. C’est l’histoire d’un livre qui vous rendra heureux et rendra heureux celui ou celle à qui vous l’offrirez, parce qu’il est superbe et raconte une aventure fantastique.

Tout a commencé il y a quelques années, quand notre ami Yves Carcelle nous a dit qu’il venait d’acheter un bateau, un Runa… un yawl de 1918… Il avait eu l’occasion de voir des bateaux magnifiques durant l’America’s Cup en tant que président de Louis Vuitton, mais de là à en acheter un lui-même, à le restaurer entièrement et à passionner sa famille et ses amis… Il se trouve dans sa maison du sud de la France quand il entend parler de ce petit bijou laissé à l’abandon, disponible pour une bouchée de pain. L’affaire est réglée en une minute. Il le fait transporter au mythique chantier du Guip à Brest. Son ami Bruno Troublé, grand navigateur, suivra le travail. Un travail fou, réalisé par des artisans hors pair, ébénistes, charpentiers, artistes amoureux de la mer et du bois, spécialisés dans la rénovation de voiliers classiques, qui vont passer des milliers d’heures sur l’épave pour lui redonner son aspect d’origine. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car ce Runa a des frères, répartis on ne sait où… Commence alors une enquête incroyable, comme dans un roman policier. L’un a appartenu à un ex-commodore du Royal Yacht Squadron – le plus prestigieux yacht-club anglais. Yves le contacte et part le voir en Angleterre. Un autre est au Danemark. Yves va y aller aussi. Pendant ce temps, le chantier du Guip a diffusé des photos de la restauration en espérant que quelqu’un aura des renseignements. Par un miracle inouï, les photos tombent sous les yeux d’un des propriétaires qui a mis son bateau à sec sur un terrain. Il ne sait pas quoi faire et pense brûler le bateau – s’il n’arrive pas à le vendre. Yves va l’acheter, évidemment. Il part ensuite au Danemark chercher d’autres renseignements, rencontre des gens qui lui montrent un bateau ressemblant beaucoup à celui qu’il cherche. Les chances sont infimes et pourtant… oui, c’est bien un Runa. Puis, un autre apparait en Allemagne…

La suite ? Je vous laisse la découvrir. L’été dernier, Yves m’a montré les épreuves du livre presque terminé. Nous étions sur un autre bateau. Les vagues cognaient les flancs de la coque. Le livre était magnfique. L’histoire rassemble un homme qui a su transmettre sa passion, un ex-commodore, des artisans de génie, des marins qui n’ont pas froid aux yeux, des voyages autour du monde, et un écrivain talentueux qui arrive à maintenir le suspens jusqu’à la fin.

LA SAGA DES RUNA est le seul livre possible pour fêter Noël !

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Paris & everywhere – The Runa saga

This is the story of rebirth, friendship and, above all, passion. It is the story of a book that you will enjoy, that will give pleasure to those you give it to, because it is superb and tells of a fantastic adventure.

It starts a few years ago, when our friend Yves Carcelle told us that he had bought a boat, a Runa – a 1918 yawl. He had seen some splendid boats during the America’s Cup, when he was CEO of Louis Vuitton, but from there to buying one himself, restoring it completely and awakening the enthusiasm of his family and friends… He was in his house in the south of France when he heard of a little jewel lying abandoned, for sale at a knockdown price. The deal was struck on the spot. He had it transported to the mythical shipyard of Guip at Brest. His friend Bruno Troublé, a seasoned sailor, supervised the work. A lot of it was carried out by expert craftsmen, carpenters, artists who loved the sea and wood, specialists in renovation traditional sailing ships, willing to invest untold hours of labour to bring a wreck back to its original dignity.

But the story does not end there because the Runa had sister ships, scattered who knew where… So an incredible search started, like in a detective story. One had belonged to an ex-commodore of the Royal Yacht Squadron, the most prestigious yacht club in the United Kingdom. Yves got in touch and went to England. Another specimen was in Denmark. Yves went there too. Meanwhile, the shipyard at Guip had circulated photographs of the restoration, hoping to receive more information. By some astonishing luck, the photos came to the attention of another owner who had left his boat on dry land, and thought of burning it – or selling it. Yves, of course, bought it. Then he left for Denmark, looking for more information, finding people who showed him a boat that seemed very much like what he was looking for. Chances were slight but, yes, it was a Runa. Then another turned up in Germany…

What’s next ? I leave that for you to discover. Last summer, Yves showed me the proofs of a nearly finished book. We were on another boat, the waves slapping the hull. The book is magnificent. The story includes a man who knew how to transmit his passion, and that of an ex-commodore, exceptional artisans, fearless sailors, voyages around the world, and a talented writer who maintains the suspense right up to the end.

THE RUNA SAGA is the only book to give this Christmas !

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Rio & the world – Amigo oculto

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Il y a une tradition de Noël que j’ai découverte quand je vivais au Brésil, à Rio: L’Amigo oculto. Cela consiste à se retrouver entre amis le 24 décembre – dans notre cas, des étrangers de plus de dix nationalités. Chacun apporte un cadeau à quelqu’un dont le nom a été tiré au sort quelques jours avant et qui ne sait pas qui lui offre le cadeau. Le montant du cadeau est en général très bas et tous les cadeaux doivent être à ce prix. Là où mon histoire devient vraiment intéressante est que cette tradition, non contente d’être très sympathique, peut être aussi très drôle. Car si vous connaissez le nom, et plus important, le caractère, de la personne à qui vous allez offrir votre cadeau, elle, par contre, ne saura jamais que cela vient de vous. Vous pouvez donc y aller carrément. Par exemple, à un radin, vous pouvez offrir un beau cochon-tirelire ou bien quelque chose qui demande de se couper un bras, comme des jeux pour la Playstation la plus sophistiquée, sans la Playstation, qu’il devra acheter. A celle qui vous casse les pieds depuis des mois avec sa maison de campagne, le nain de jardin le plus nul que vous puissiez trouver. Pour filer une bonne déprime à quelqu’un, le livre « Apprendre à vivre » de Luc Ferry. Un carnet de timbres à celle qui ne donne jamais de nouvelles. A l’obsédée de la beauté, une crème raffermissante et un kit anti-rides. Pour votre belle-mère, des chaussons-serpillère (sur le site comment se ruiner.com) pour se promener dans sa salle de bain tout en la nettoyant. A une adolescente insupportable, le cd 28 titres de Céline Dion comprenant les tubes de Billy Idol et d‘autres artistes de grande qualité, ou mieux, une photo dédicacée de Céline, au pic de sa popularité, avec le nom de l’adolescente marquée en gros. Je laisse la suite à votre entière discrétion…

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There is a Christmas tradition I discovered while living in Rio de Janeiro, in Brazil called Amigo oculto. This consists of getting together with a group of friends on 24th December – in our case, foreigners of more than 10 nationalities. Each one brings a gift for another whose name has been pulled out of a hat some days before, and who will not know who the donor is.The value of the gifts is usually negligible and all must be of the same price. Where my story becomes really interesting is that this tradition is not only amicable, but can also be very amusing. If you know the name, and more importantly the character, of the recipient, they, on the contrary, will never know who brought it. You can, therefore, go for it. For example, you can give a large piggy bank to a skinflint, or something that costs an arm and a leg , like games for the most sophisticated playstation, but without the playstationitself, that he will then have to buy. For the one who has bored you rigid for months, rabbiting on about her country house, you buy the most tasteless garden gnome you can find. To make someone depressed, Luc Ferry’s book « Learning to Live ». A book of stamps for the one who never writes back. For the beauty obsessed an intensive firming cream or an anti-wrinkle kit. For your mother-in-law, floor cloth slippers – from the French how to ruin yourself web site. To an obnoxious adolescent, Celine Dion’s Greatest Hits, 28 titles, including songs of Billy Idol and plenty of other hight quality artists. Or, better still, an autographed photo of Celine, at the peak of her popularity, with the teenager’s name written in bold. I leave the rest to you…

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France, Languedoc – Les mystères de Pézenas

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Novembre est là, et avec lui les journées d’automne, le soleil rouge, les grandes marches dans les vignobles, la vie à la fois sombre et claire… A cette époque de l’année, certains coins de France ont vraiment une ambiance spéciale, Le Languedoc par exemple, et Pézenas en particulier – une ville médiévale que des amis m’ont fait découvrir il y a quelques années. En marchant dans les vieilles rues, on imagine les guerres sans merci du Moyen-âge, les combats féroces des hérétiques Cathares, les drames et les mystères derrière chaque porte…
Les cafés de Paris sont typiquement parisiens. Ceux de Pézenas sont typiquement français (du moins pour moi), avec les chaises sur la place, les clients au comptoir qui discutent de chasse, de vendanges, comparent les récoltes, la taille des raisins et des cèpes… Il y a un petit hôtel ravissant que je vous recommande, l’hôtel de Vigniamont, ouvert par Babette Brun, qui reçoit des clients du monde entier dans sa maison du XVII e siècle. Il y a des vieilles familles qui vivent toujours dans leurs splendides châteaux historiques, des touristes, des nouveaux arrivés… La complexité rustique de la région fait voyager d’une autre manière. Ce n’est pas la Côte d’Azur, il n’y a pas de queues de voitures interminables pour arriver, c’est la France de la terre, du vin, du gibier. Ici, « on fait des choses ». La famille Carcelle, inspirée par leur père, notre ami Yves, fait du vin, – le Domaine de Sarus, que je vous conseille vivement, vendu à Paris au Bon Marché, entre autre – de l’huile d’olive, et bientôt, ils auront des truffes sur leur splendide domaine où ils ont aussi “fait pousser” une sculpture fantastique réalisée par des élèves de l’Architecture Association de Londres. Béatrice, Cécile et Miguel, d’autres amis, installés à la Seigneurerie de Peyrat, un château du XVI e siècle, font un merveilleux rosé, et aussi du Chardonnay et du Merlot. Plus loin, près de Béziers, Jean-Marc Loubier et sa femme Hedieh (il est français et dirige plusieurs sociétés de luxe, elle est iranienne et dessine des bijoux terriblement glamour) ont aussi des vignes… Quand nous nous retrouvons tous autour de la grande table chez Béatrice, je vois la France qui m’a tellement étonnée quand je suis arrivée et je retrouve aussi le Chili que j’ai laissé, avec sa campagne sauvage faite pour les aventuriers. Surtout quand à la fin du repas, tout le monde se met à raconter des histoires, vraies ou inventées… Comme en Amérique du Sud, si elles sont inventées, elles n’en sont que meilleures !

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France, Languedoc – the mysteries of Pézenas

November is here and so are the autumn days, the red sun, the long walks in the vineyards, life in light and shadow. At this time of the year certain parts of France acquire a special atmosphere. Languedoc for example and Pézenas in particular – a mediaeval city that I discovered some years ago thanks to friends. Walking in the old streets, it is easy to imagine the mercilous wars of the Middle Ages, the ferocious combat of the heretical Cathares, the dramas and mysteries behind every doorway…
The cafés in Paris are typically Parisian. Those of Pézenas are typically French (for me, at least) with the chairs on the square, the customers at the bar, discussing the game hunting, the grape harvest, the size of the yield, the grapes and the cèpes… There is a delightfull little hotel, the Vigniamont, where Babette Brun welcomes guests from all over the world to her 17th century house. There are old families still living in their splendid history-steeped castles, tourists and recent arrivals… The rustic complexity of the region offers a different way of travelling. This is not the Côte d’Azur, there is no interminable queue of cars to hold you up, this is a robust France of wine and game. Here, people «make things ». The Carcelle family, inspired by their father, our friend Yves, makes wine – le Domaine de Sarus – which l highly recommend and is sold at Bon Marché in Paris and other stores. They also make olive oil, and will soon have truffles, on their splendid estate where they have installed a fantastic sculpture created by the students of the Architecture Association of London. Béatrice, Cécile and Miguel, other friends, produce a marvellous rosé, as well as Chardonnay and Merlot at a 16th century castle, La Seigneurerie de Peyrat. Not far, near Béziers, Jean-Marc Loubier and his wife Hedieh – he is French and directs various luxury goods companies, she is Iranian and designs highly glamorous jewelry – also have vineyards. When we all get together around Beatrice’s big table, I see the France that impressed me so much when I first arrived and, at the same time, found something of the Chile I had left, with it’s still wild countryside, beckoning the adventurous… above all when, at the end of a meal, everyone started telling stories, true or invented, just like in South America. And if they are invented they are invariably the better for it!

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