Rio de Janeiro – Confeitaria Colombo avec Claudio

Nous avions rendez-vous dans le centre ville à midi. Après quatre ou cinq ans, nous allions bavarder comme si nous nous étions quittés la veille. Claudio, vit à Bangu, moi, à Paris. Nous ne venons pas du même milieu social, nous n’avons pas du tout la même vie, mais quand nous nous sommes connus, on s’est tout de suite entendus. Les chances de nous revoir étaient nulles, et c’est sûrement entre autre pour ça, que cette amitié m’est si précieuse. Depuis vingt ans, on a toujours mille choses à se dire et on n’a jamais perdu le contact.

La Confeitaria Colombo était pleine de monde comme toujours – des cariocas qui sortaient de leur travail, des Brésiliens, des touristes, tout le monde du centre ville qui à cette heure est une vraie ruche. On a trouvé une table à l’entrée, d’où on voyait bien le décor (un décor fantastique, à la CecilB.De Mille ou Visconti, qui date de 1894 – complètement inattendu dans ce quartier rempli de bureaux internationaux). On a commandé deux cafés. Claudio a aussi prit un sandwich com queijo minas – un fromage bien épais, qui tient bien au corps. Nous avons parlé de tout. De Rio qui se prépare pour les jeux olympiques de 2016, de la coupe du monde de foot en 2014 (ca, ça va être quelque chose !), du pétrole trouvé un peu partout, qui va pas mal changer la donne dans le futur.

Après, nous nous sommes promenés vers l’avenida Passos. On est entrés dans le fabuleux Real Gabinete Portugues de Lectura, le fantasme de tout écrivain, une bibliothèque-cathédrale qui date de 1830, avec plus de 350.000 volumes (dont certains du XVIeme siècle) qui grimpent –pratiquement- jusqu’au ciel. Dans l’église Santissimo Sacramento dont peu de gens connaissent l’intérieur fantastique, tout en bois – Elle se trouve presque en face de l’église de Lampadosa, l’église des esclaves. On a poussé jusqu’à Lapa, le coin branché, chez les marchands de meubles des années 50/60. On vu comme le centre se développait, on a rigolé, on a fait le tour de nos vies, et en se quittant, je nous ai imaginés dans dix ans, encore à discuter devant un cafezinho à la confeitaria Colombo. Se Deus quiser.

Confeitaria Colombo : rua Gonçalves Dias, 32 www.confeitariacolombo.com.br – Autre pâtisserie ancienne qui vaut la peine, aussi dans le centre : Cavé, rua Uruguayana 11 www.confeitariacave.com.brReal Gabinete Portuguese de Leitura : rua Luis Camoes 30, Centro, www.realgabinete.com.brIgreja Santissimo Sacramento : Avenida Passos 50, Centro. Igreja Lampadosa : Avenida Passos 13.
Adresses à Lapa suivent…

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Rio de Janeiro – O melhor do mundo

J’ai mis du temps pour écrire cette histoire parce que j’adore Roi de Janeiro, que j’y ai vécu, et que je trouve plus difficile de parler d’un endroit que l’on aime que d’un endroit que l’on a traversé et qui n’a laissé que deux ou trois images. C’est un peu comme une personne aimée. Comment la définir ? Surtout en quelques lignes. En plus, Rio est pour moi une sorte de référence familiale. Rio de Janeiro, c’était avant Rancagua, avant Santiago, avant Paris. C’est à Rio de Janeiro que mes parents allaient quand ils voulaient s’échapper un moment de la ferme et voir autre chose que la campagne Chilienne. Que mes grands-parents allaient aussi. C’est à Rio de Janeiro que j’ai été conçue, et que je suis partie habiter il y a des années quand j’ai voulu changer de vie. J’y retourne dès que je peux. Parce que Rio est unique. La dernière fois, c’était il y a quelques semaines. Qu’est-ce que en fait un lieu à part ? Le site lui-même déjà, et les kilomètres de plages en pleine capitale (ancienne capitale – Rio était autrefois la capitale du Brésil) un paysage fabuleux de beauté. La nature, la jungle, qui n’ont pas été laminées par le béton et apportent une sauvagerie, une rébellion même, miraculeuses en pleine cité (il faut voir les palmiers insensés du jardin botanique www.jbrj.gov.br/) . Les odeurs. De Bitume et de jungle moite. Plus enivrantes pour moi que le parfum le plus sophistiqué du monde.

Quand vous marchez dans Ipanema, vous voyez les gens les plus modestes (et pas des vagabonds ni des mendiants) et les milliardaires de la ville, côte à côte sur le même trottoir ou dans les mêmes lanchonetes -les bars-restrauants-cafés d’ici. Une chose inimaginable dans beaucoup d’autres villes du monde. A Rio, personne ne s’étonne que vous portiez un short en plein hiver, et si quelqu’un balance une vanne un peu drôle à un inconnu, celui-ci lui renvoie rarement un regard hostile. Il rigole souvent et lui en balance une du même tonneau. Au bout de peu de temps on s’aperçoit que le carioca est généralement bienveillant. Pour toutes ces raisons, et un million d’autres, Rio m’ahurit et me touche constamment. Quand il fait froid à Paris, que rien ne marche comme je veux, et que j’ai besoin de me booster le moral, je pense à Rio. J’y vois le pire mais aussi le melhor do mundo. Le meilleur de ce que le monde offre. Ce n’est évidemment pas idéal, et il faudrait beaucoup de temps pour parler de ce qui ne va pas, mais il y a une liberté, une nonchalance amusée qui permet de supporter beaucoup de choses.

Le dessin sur l’image a été fait par ma mère qui est peintre et raconte des histoires avec un papier et quelques traits de crayon comme personne.

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Paris report, surprises & new book

Here I am, back from Rio (stories of my wonderful trip will arrive shortly) and I have good news to share.

First, I had the joy of finding my last book at the Livraria da Travessa, the most beautiful chain of libraries in Rio (it’s the book on the shelf in the picture). It always makes an author happy to discover his/her books at the other end of the world. One imagines someone taking it in their hands, someone you absolutely do not know and have almost no chances of ever meeting, who lives an existence completely different to yours, thousands of kilometers away… It’s magic and terribly motivating. Also, I was delighted to think that could happen in Rio, where I lived, and which is one of my favorite cities in the world.

As soon as I got back to Paris, another good surprise: my new book had arrived at my publisher’s office in Paris!

In my story, I added a few pictures of my upcoming book, as well as one of Valérie who corrects my original texts in Paris (my publisher has an office in Paris and NYC – Assouline) and one of Cécile, who takes care of my books (and gift packages) in the Assouline shop, 35 rue Bonaparte 75006 Paris. 01 43 29 23 20.
Without her – and all the others who take care of my writings -, my books wouldn’t be what they are, and I truly thank them for that.

The upcoming book? 24 amazing destinations, travel stories which will make you go around the world, souvenirs, pictures even more impressive than in my previous books, and extraordinary hotels to be in contact with nature. Lots of places described in my book are on the World Heritage List of the UNESCO. Because this book is about astonishing natural sites of Wyoming, Alaska, France, and more, as well as protection and environement. These topics are close to my heart as I will always be a girl of the Chilean countryside, very attached to the beauty and preservation of our world. I suppose everyone stays close, deep inside, to the country or land where they spent their childhood… The book is entitled Escape Hotel Stories in English, Echappées Belles in French. And you can already see it on:
Amazon
Barnes & Noble
Assouline.com
and numerous other websites if you google it. You can also pre-order it now!

Last great surprise, for the Association Chirurgie Plus this time. As you know this non-profit organization is very important to me. Hubert Le Gall, a great friend and renowned talented French designer, created a perfumed candle (it actually is a work of art) of which part of the sales will go to support Chirurgie Plus. It is available in the particularly reffined Parisian shop Quintessence (close to my publisher’s shop… everything happens for a reason!), 38 rue de l’Université Paris 75006. Tel : 33 1 42 84 32 05 and Hubert Le Gall – a big thanks to all of them.

This is it for the last news.

The drawings of myself on this blog post were made by the wonderful illustrator François Avril for a series of stories on the flea markets around the world which I wrote a few years back in Air France Magazine. The series became a book (www.fizzi.fr and Amazon) and since I found it the other day, I thought it would be nice to share it with you.

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